À la poursuite du vent

10 avril 2009

Erratum - Sean

Quand un cerveau trop malade se rend au réel
Sur quoi peut-il alors se reposer puisque tout
Part en des sens qu'il vaut mieux vouer à un zèle
Absurde tellement il était persuadé qu'un flou
Se montrait comme étant une chose des plus réelles

Je reste convaincu que j'ai eu tort comme souvent
Et ce n'est pas une pierre que je me lance fort
Costaud dans ce que j'ai à faire il me faut mordant
Enjambant sans cesse les mots qui sont là qui dorent
Sous un soleil que je veux désormais permanent

Rien d'autre à dire....voilà....je me décoince et accepte que ma vérité n'est pas celle des autres, et que c'est cela qui m'enrichira dans le monde réel...

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08 janvier 2009

Un homme et une mer (extrait de mon blog personne)

Non.

Je ne sais pas comment rendre encore plus puissant ce cri qui simplement sur un mot se défoule. Vraiment, dans l'absence d'une chose dont on ne nommera pas l'existence, dans l'absence d'un cas qui ferait moins pâle figure, qui serait réellement à sa place ici, dans cette absence je cherche, un lieu fait pour moi, un cri fait pour moi, un mot fait pour moi, une existence faite pour moi, avec les gens pour moi. Je sais comment justifier ce désir de vivre, il est en tous, enfin, je le pense, même les suicidés le pensaient avant de la rendre.

Non.

Ce mot jalonne mon existence houleuse, ballotée par la mer, plus justement par les vagues de cette mer qui ne semble obéir qu'à ses instincts primaires et sauvages plutôt qu'à une raison destructrice, un contrôle de soi, une extension de son envie de ravage. Les mots, mes mots, sont pour le théâtre, lui a seul à une légitimité dans le mouvement créatif de la mère littérature. Du lointain passé, le théâtre nous a survécu, uniquement par sa force surhumaine, par sa force qui nous dépasse, et si, de tout temps, nous avons toujours écrit du théâtre, c'est qu'il a tout fait pour qu'on ait besoin de lui.

Oui.

Apparaissant quelques fois, ce oui d'un son si éloigné, si tendu, qu'il nous paraît comme pouvant rompre à tout moment, ce oui me soigne d'une maladie affective que je n'arrive à déceler. J'invente encore ma vie, j'invente toujours celle des autres, mes personnages font parti de moi, et rentrent dans ce petit univers que je me construis. Il n'y a de place pour personne, il n'y a personne qui veuille prendre la place libre, vous voyez le dilemme. Au cœur de la détresse une envie se presse, contre mes veines, tout contre mes os, frappe à ma peau, et sort par mes mots. Je ne sais pas évidemment comment décrire cela, mon livre parle de ma vie, mon livre parle du théâtre, de mon théâtre.

Oui.

Il n'y a pas d'alternative à la vie que la vie. Les mots aussi inconsolables qu'ils puissent être pleurent toujours sans cesse, ils ne veulent que plus d'amour, si négligés qu'ils sont. Je n'ai pas l'ambition d'être accessible à tous, mes mots ne pourront sans doute jamais ne l'être, mais je fais tout pour que chacun puisse y avoir accès; car si je ne peux simplifier ma langue, me tromper moi-même par un raisonnement trompeur, me trahir moi-même, je peux montrer aux gens qu'ils peuvent ouvrir mon livre et le prendre pour eux. Car il n'y a pas de mots trop compliqués, ni de phrases trop intelligentes pour être comprises par seulement un petit nombre de personnes, tout le monde peut tout apprécier, du moment qu'il sait aimer.

Aimer c'est une leçon apprise par cœur oubliée le jour de l'examen.

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06 janvier 2009

Cent raisons d'y croire - Juhne

Si nos corps s'en lassent
Que jeunesse se passe
Que nos coeurs s'en mêlent
Je respire à peine
Que nos cœurs sans tête
Jamais ne s'arrête
Si nos corps sans vie
Subsistent ainsi

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Un concept de moi même - Sean

Ne parler de plus rien qui ne vaille la peine d'être vécu, je sens ce berceau m'étreindre de sa force toute particulière, je sens une volonté me saisir les envies, quelques choses me perturbent, une sorte de sensation planante formidable, qui exercée par une trop habitude de délire, de mensonge, et de choses cachées, je me perd dans le futur, alors qu'il se refuse toujours à moi.

Le poème en prose, celui qui n'accepte aucune règle sinon celles de son auteur, je me marre dans ma folie, personne ne veut comprendre le sens qu'il y a derrière mes mots, j'attends alors sans doute le moment où quelqu'un le trouvera tout naturellement, sans ombrage, sans avoir même poser la question du poème en prose.

Si mes phrases pleines de mots sont un jour pleines de sens, j'aurais réussi une des choses les plus importantes de ma vie, car la poésie n'est pas des sons, à la base, à l'origine, elle est plus que de la musique, elle est la représentation hallucinée des idées les plus fortes qui peuvent un jour, tôt ou tard, nous traverser le cœur.

Ne plus parler pour ne plus rien dire d'inconsidéré, chose étrange, il n'y a que des choses, même identifiés, les éléments restent des choses, et par la force de l'imagination, une chose peut être tout autre dans l'esprit de quelqu'un d'autre que moi, c'est pour ça que je préfère ne rien définir, pour que le plus grand nombre puisse se retrouver dans mes mots.

Alors voilà, nous en sommes ici, le discours avance dans un théâtre avide de mots et d'idées, un théâtre d'idée pour tous, des histoires, nous n'en voulons pas, je ne veux pas mentir aux gens, je ne veux pas que la littérature continue de mentir, la poésie, celle-la même que j'aime, doit à nouveau dire la vérité, si étrange, si belle, si inquiétante.

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04 janvier 2009

A la plus belle âme que je connaisse - Juhne

Mon âme de fille tu déshabille
Et voile après voile me révèle
Rêver la vie mais sans la vivre
C'est une sottise, une bêtise
Il faut lui dire pour reconstruire

Peut-être même le faire souffrir
Tourner la page et puis partir
Il faut mériter une belle âme
Tu peux l'avoir si tu réclame

Caresser l'idée de plus près
On pourrait vivre pour de vrai
Et même jouir si l'on osait
Un jour peut-être... En attendant,
Rhabille mon âme, tu es souffrant

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01 janvier 2009

L'aventure en est une - Juhne

L'aventure en est une
et j'en suis la gardienne
La vie on en a qu'une
et c'est chacun la sienne

L'inconnue du moment
qui pique ton cœur à vif
brûle ma gorge à sang
et nous voici pensifs

Fallait pas l'inventer
cette fausse légèreté
si c'était pour craquer
le jour où c'est parfait

Je préfère une bonne guerre
un coup d'état sommaire
à tous ces attentats
comme arme de coups-bas

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26 novembre 2008

Et vous ? Qu'auriez-vous fait de mon coeur ?

Si j'avais su
qu'il eut fallu
un cœur brisé
pour rencontrer
un bel ami
l'or d'une vie

J'aurais songé
à m'écœurer
mangé du beurre
sans avoir peur

J'aurais cherché
à l'exploser
mis sous un train
bloqué les freins

J'aurais mangé
des p'tits marteaux
et puis sauté
de bas en haut

J'aurais bien bu
tout en fumant
pour me saigner
le cœur à blanc

J'aurais sauté
sans parachute
J'aurais skié
des pistes abruptes

Si j'avais su...

Mon cœur brisé
entre tes mains
a pu trouvé
le bon chemin

Mon cœur brisé
ressuscité
mon bel ami
l'or de ma vie

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22 novembre 2008

Un homme et une mer (extrait de mon blog personne)

Personne ne voit à quel point, assurément, la vérité peut être prenante. À en croire les gens les plus intelligents tous se perdent dans un labyrinthe de mots et de réflexions sans sens. J'aime à prendre exemple sur la mer, là depuis toujours devant nous, matrice d'un rêve, plus un fantasme qu'autre chose, qui nous saisit le cœur, nous rappelant le sens profond de nos vies. Nous naissons, nous vivons, en grandissant ou non, nous vieillissons, tous, et nous mourrons. Toutes ces choses sont différentes selon les personnes. Mais personne n'échappe aux pouvoirs du contrôle des mots. Le monde est un théâtre. Je n'invente rien alors inutile d'y revenir. Mais ce théâtre perd ses repères. J'aime à penser qu'il est là pour montrer ce que doit être le futur de l'art, de cette chose inutile mais indispensable. Alors quand je lis des choses à la mode, sans style, ou plutôt ayant un style mais totalement dénué d'âme, de vie, je m'énerve. Les jeux de mots à torts et à travers irritent la langue, la font passer simplement pour un exercice mathématique, un puzzle littéraire. La poésie ne doit pas un être un miroir des mots. La poésie doit être un révélateur des mots. Il est inutile de les montrer simplement pour les montrer, cela reviendrait à être des exhibitionnistes de la langue. On parle, on parle, pour ne rien dire, rien dire de valeur.

Le murmure de la mer, qui s'en va grandissant, explose lors de la tempête, et les voluptes des nuages se dressent dans les cieux pour rejoignant un monde surréaliste mourir dans l'écume de la réalité. Ce mouvement invente des mots, se met à la portée d'une langue nouvelle et personnelle à chacun. Se démarquer des autres devient plus qu'une envie, c'est une nécessité qui tue à chaque fois plus encore celui qui la porte. Alors il convient d'y céder pour ne pas courir dans la fosse, se jeter dans la vague mode qui semble porter si facilement nos aspirations littéraires.

Je vous parle ici au théâtre de ma vie, celle que j'expose sans pudeur mais de façon irréalisable pour moi. Mon flot de paroles ininterrompues sort de mon angoisse, pour se répandre devant vos yeux, à vos oreilles, c'est une marée d'algues écœurantes. Il est préférable de les oublier pour la majorité, mais c'est au risque d'y perdre la perle qui peut s'y cacher. Je ne joue pas. Personne ne joue. Le jeu n'existe pas quand la pensée s'empare des mots, quand dans son hérésie, l'auteur va à l'encontre de ses idées, des idées des personnes qu'il admire. Il devient une entité personnelle et nouvelle alors. Un style qui se creuse dans son propre sillon, et non dans celui de ses voisins. Il rame alors pour lui-même, il fait avancer sa propre barque dans cette océan inépuisable de l'art. Au comptoir du théâtre, il reprend des forces, mais va en donner par la même occasion.

C'est alors la lune qui s'épaissit de nuages, voile le ciel d'un second drap de nuit, la vie nous échappe, et l'homme cherche à gagner sa licence d'humain certifié pour apprendre à se comprendre. La poésie est la demande écrite de cette licence.


Des Polaroïdes Mon Blog Perso

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21 novembre 2008

A ma source, l'inspiration - Juhne

Je passais mon chemin
Repassais mes humeurs
J'avais peur que demain
Ne soit à la hauteur

Je filais du lundi
Au dimanche inquiétée
De courir échappée
Une manche de ma vie

Pour distancer la course
Je négligeais la source
Parmi les eaux troublées
Oubliant mon reflet

Mais une soif vorace
D'oublier mes regrets
M'engage à te faire face
Et me voici mouillée

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A la sauvage - Juhne

à la sauvage, à la butor
regardant par dessus bord
je contemple mon carnage
et je me marre, m'engage
toi tu y a laissé ta peau
et puis tes yeux d'un bleu si bleu
qui sont tout rouge de tes aveux
j'ai préféré me taire et me terré
pour ne pas t'atterrer
mais ça t'a attiré, toi, sans tarder
je suis à plat sous tes envies
d'une moi sans manie
d'une moi sans souci
et pourtant me voici
torturée et malade d'une vie trop remplie
et si vide pourtant
les gens passent et repassent dans tous les sens
ça n'a pas de sens
une vie déserte laisse présager le pire
et s'il est à venir je veux y vivre
car de cette insouciance
je suis consciente
et si je m'en dessert
c'est pour mieux m'y asseoir
et peut-être prendre un verre
au coin d'une sérénade
j'ai foutu le camp y a bien longtemps
toi t'étais occupé
tu regardais là où tu mets les pieds
alors tu l'ignorais la bataille
celle qui me tenaillais les entrailles
la routine est une arme dérisoire
face à l'épais brouillard du désespoir

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