28 juin 2008
Les Havrais parlent aux Valentinois
"Sean !!! C'est Aragon qui te parle : SORTONS !"
27 juin 2008
Electrochoc - Juhne
comment la trouveras-tu
quand elle sera froide
comment la jugeras-tu
après qu'elle fut malade
tu vis sans y penser
mais tout peut arriver
c'est un monde insensé
tu ne peux l'oublier
regretteras-tu ce jour
toute cette désinvolture
à l'égard de parents
qui lors te manqueront tant
Hum, donnez moi des ailes que je vole - Sean
Découvrez John Frusciante!
donnez les moi vite, il m'en faut de toute urgence, car c'est dans l'urgence du temps que l'on vit ses meilleurs instants.
Écrire - Sean
écrire c'est donné un sens aux mots
je ne sais que penser écrire pour
m'atteler à se fardeau qui me porte
je ne sais plus trop bien ce qu'il faut
ce qui porte à faux lors de ces détours
de rêver de quoique ce soit de la sorte
c'est compulsif je ne sais pas m'arrêter quoique je fasse
et quand je contiens les mots c'est les maux qui arrivent qui me prennent
me retournent, me torturent avec allégresse, ils me rappellent sans doute
que je dois continuer à les aimer, continuer à aimer
même si mon corps, mon esprit, ma vie me refusent ce don
je n'arrive pas à le saisir
il me faut l'aide de quelqu'un pour y arriver,
je le sens qui arrive ? je n'en sais rien
sous ses masques et visages je suis là toujours là et j'attend toujours j'attend
cette folie qui ne me guettent plus car elle sait qu'elle me tient je la vois elle me regarde
que répondre à la mort quand elle vous ouvre la porte
vous dit allez-y je vous suis, de près, comme si une autre solution était possible
s'il n'y a aucun sens, vous vous trompez, le délire n'est pas là, n'est plus là
je suis l'apprenti guérisseur le petit génie qui apprend à soigner les maux de l'âme
alors qu'il en meurt lui aussi tous les jours, petit à petit
la gangrène s'empare de mon corps indissociable alors elle s'attaque à mon esprit
la peur l'accompagne, fidèle suivante, et jamais ne la délaisse
que faire alors pour celui qui veut encore vivre si longtemps que même les arbres de la forêt
mourront sans l'avoir oublier qu'ils n'auront pas assez d'éternité pour le voir tomber
il est celui qui veut voir grandir les arbres les voir vivre et s'endormir
plus longtemps que quiconque et apprendre leur langage
connaître le moindre petits désirs qu'une feuille pourra avoir
ne pas tomber en automne, s'envoler en été et respirer au printemps
ai-je le droit de penser tout cela, de me dire que je veux être hors du temps
ainsi, je n'aurais plus le besoin d'écrire ce ne me sera plus reprocher
pour qu'ainsi je puisse simplement exister en dehors de ces artifices
que les gens aiment, mais que j'aime aussi, ça permet de sortir de la réalité
du temps et de ses fragments
écrire c'est donné une importance aux mots
je ne sais que faire cela alors laissez le moi
m'y atteler pour faire route ainsi seul et ici
je ne sais plus trop bien quels sont les maux
ce qu'ils portent à ma conscience qui en toi
de rêver de qui que ce soit sinon s'en est finit
Et si... - Juhne
et six mois plus tard et si moi plus tard
je n'avais rien à dire je n'avais rien à dire
et six toits plus loin et si toi plus loin
tu ne voyais pas tu ne voyais pas
scions avant ce jour après jour si on avance jour après jour
sec on recule nuit après nuit c'est qu'on recule nuit après nuit
et voudrait ses cartes sur table et vous dressez cartes sur table
sans en saisir las des mesures sans en saisir la démesure
et illégal sont talent et vie et il égale son talent et vit
sur le papier ça mord sur le papier sa mort
A moitié double - Juhne
il vit de l'ennui
remplit sa vie
il boue d'impatience
et va peur au ventre
24 juin 2008
Je m'écroule - Sean
je m'écroule comme une masse je perd tout contrôle sur tout
le monde m'échappe fuit c'est l'eau entre les mains du désert
je n'en peux plus je sais ce que je dois faire j'en deviens fou
l'écriture rien d'autres qui me donne une force qui change d'air
continuer avec des mots toujours plus nombreux qui s'étalent
prennent la place d'autres affirment leur indépendance à moi
à moi qui tombe à l'amer de la vie dans le miroir je suis pâle
une figure trouble de mon moi qui ne voulant plus de tout ça
part m'abandonne à mon désarroi pris en proie d'un pouvoir
alors que devenir pour moi quel avenir pour cette mélodie
quand tout va pour certain quand tout s'écroule fait des écarts
je m'en remet à un espoir qui ne veut plus qu'on le voit par ici
les mots toujours me prennent viennent dans mon cerveau
me chantent des mélodies qui me hantent qui me prennent
le coeur et le corps et par coeur je récite ces chants de héros
je suis le héraut d'un temps plus tout à fait moderne en chaîne
alors que devenir je le redemande j'en redemande toujours
plus d'envies et de rires qui partent de chez moi en courant
comme un vent qui fuit l'ouragan qui lui prend la peur et court
c'est un secret des hommes qui se délie la nuit par des chants
c'est une phrase magique liante au pouvoir séducteur profane
qui veut se faire un pont entre des univers d'une folie furieuse
l'esprit déraille et cherche qu'à se mettre l'étiquette en panne
tandis que moi je reste là avec une attitude des plus pieuses
Entends-tu ce jour-là, quand tout viendra vers toi que le poids des mots et l'ambition des Hommes se retourneront contre tout ce qui vit, quand dans un élan des plus fantastique un espoir se fera si grand que tous le sentiront, même les âmes les plus dures les esprits les plus étriqués. Alors le pouvoir de la vérité sera si fort que personne ne pourra plus douter, mais l'esprit volontairement malade de certains les conduiront à leur perte. entends-tu ce jour-là, qui viendra demain, quand tout sera dit pour vivre, que l'art et l'amour feront entendre le juste poids des choses, la juste valeur des Hommes, et que rien ni personne ne pourra interférer n'y prendre aucune envie.
La poésie n'est pas le bien de certains mais le patrimoine de tous,
Entendras-tu ce chant qui venait d'ailleurs qui dansait avec les feuilles d'automne et qui venait se déposer délicatement entre les fleurs de fin d'été.
Prisonnier d'un corps et d'un monde, je me confond dans la liberté d'une conscience torturée.
Grégoire Lacroix
les prostituées sont des Macadam Bovary.
Les écrivains supportent mal qu'à leur besoin viscéral d'écrire ne réponde pas, de la part du public, un besoin viscéral de les lire.
23 juin 2008
Divers moyens de détente - Sean
Pour se détendre, il y en a qui tue moi je joue au solitaire. C'est juste un peu différent.
Pour y - Sean
je ne sais pas saisir la liberté qui me hante
c'est triste et dommage mais tant pis alors
je suis vraiment sur une mauvaise pente
quoi et où je ne sais plus où je vais encore
sous le ciel et les étoiles c'est là ma tente
pour y dormir en paix loin de la vie tonitruante qui me prend le coeur
et voilà et voilà j'y suis encore pas fini ici
je en sais pas ce qui me prend l'écriture là
ci-bas si haute pour me dire que mes envies
sont trop haute pour quelqu'un comme toi
alors je rêve de quelque chose de réussi
pour y finir en paix avec quelqu'un comme vous qui me rend le coeur