À la poursuite du vent

L'auteur sans cible s'attaque à la poursuite du vent, sans prétention. "et les rêves sont faits de nous et nous sommes faits de rêves" Aragon

26 novembre 2008

Et vous ? Qu'auriez-vous fait de mon coeur ?

Si j'avais su
qu'il eut fallu
un cœur brisé
pour rencontrer
un bel ami
l'or d'une vie

J'aurais songé
à m'écœurer
mangé du beurre
sans avoir peur

J'aurais cherché
à l'exploser
mis sous un train
bloqué les freins

J'aurais mangé
des p'tits marteaux
et puis sauté
de bas en haut

J'aurais bien bu
tout en fumant
pour me saigner
le cœur à blanc

J'aurais sauté
sans parachute
J'aurais skié
des pistes abruptes

Si j'avais su...

Mon cœur brisé
entre tes mains
a pu trouvé
le bon chemin

Mon cœur brisé
ressuscité
mon bel ami
l'or de ma vie

Posté par lauteursanscible à 08:31 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 novembre 2008

Un homme et une mer (extrait de mon blog personne)

Personne ne voit à quel point, assurément, la vérité peut être prenante. À en croire les gens les plus intelligents tous se perdent dans un labyrinthe de mots et de réflexions sans sens. J'aime à prendre exemple sur la mer, là depuis toujours devant nous, matrice d'un rêve, plus un fantasme qu'autre chose, qui nous saisit le cœur, nous rappelant le sens profond de nos vies. Nous naissons, nous vivons, en grandissant ou non, nous vieillissons, tous, et nous mourrons. Toutes ces choses sont différentes selon les personnes. Mais personne n'échappe aux pouvoirs du contrôle des mots. Le monde est un théâtre. Je n'invente rien alors inutile d'y revenir. Mais ce théâtre perd ses repères. J'aime à penser qu'il est là pour montrer ce que doit être le futur de l'art, de cette chose inutile mais indispensable. Alors quand je lis des choses à la mode, sans style, ou plutôt ayant un style mais totalement dénué d'âme, de vie, je m'énerve. Les jeux de mots à torts et à travers irritent la langue, la font passer simplement pour un exercice mathématique, un puzzle littéraire. La poésie ne doit pas un être un miroir des mots. La poésie doit être un révélateur des mots. Il est inutile de les montrer simplement pour les montrer, cela reviendrait à être des exhibitionnistes de la langue. On parle, on parle, pour ne rien dire, rien dire de valeur.

Le murmure de la mer, qui s'en va grandissant, explose lors de la tempête, et les voluptes des nuages se dressent dans les cieux pour rejoignant un monde surréaliste mourir dans l'écume de la réalité. Ce mouvement invente des mots, se met à la portée d'une langue nouvelle et personnelle à chacun. Se démarquer des autres devient plus qu'une envie, c'est une nécessité qui tue à chaque fois plus encore celui qui la porte. Alors il convient d'y céder pour ne pas courir dans la fosse, se jeter dans la vague mode qui semble porter si facilement nos aspirations littéraires.

Je vous parle ici au théâtre de ma vie, celle que j'expose sans pudeur mais de façon irréalisable pour moi. Mon flot de paroles ininterrompues sort de mon angoisse, pour se répandre devant vos yeux, à vos oreilles, c'est une marée d'algues écœurantes. Il est préférable de les oublier pour la majorité, mais c'est au risque d'y perdre la perle qui peut s'y cacher. Je ne joue pas. Personne ne joue. Le jeu n'existe pas quand la pensée s'empare des mots, quand dans son hérésie, l'auteur va à l'encontre de ses idées, des idées des personnes qu'il admire. Il devient une entité personnelle et nouvelle alors. Un style qui se creuse dans son propre sillon, et non dans celui de ses voisins. Il rame alors pour lui-même, il fait avancer sa propre barque dans cette océan inépuisable de l'art. Au comptoir du théâtre, il reprend des forces, mais va en donner par la même occasion.

C'est alors la lune qui s'épaissit de nuages, voile le ciel d'un second drap de nuit, la vie nous échappe, et l'homme cherche à gagner sa licence d'humain certifié pour apprendre à se comprendre. La poésie est la demande écrite de cette licence.


Des Polaroïdes Mon Blog Perso

Posté par lauteursanscible à 23:19 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2008

A ma source, l'inspiration - Juhne

Je passais mon chemin
Repassais mes humeurs
J'avais peur que demain
Ne soit à la hauteur

Je filais du lundi
Au dimanche inquiétée
De courir échappée
Une manche de ma vie

Pour distancer la course
Je négligeais la source
Parmi les eaux troublées
Oubliant mon reflet

Mais une soif vorace
D'oublier mes regrets
M'engage à te faire face
Et me voici mouillée

Posté par lauteursanscible à 14:38 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A la sauvage - Juhne

à la sauvage, à la butor
regardant par dessus bord
je contemple mon carnage
et je me marre, m'engage
toi tu y a laissé ta peau
et puis tes yeux d'un bleu si bleu
qui sont tout rouge de tes aveux
j'ai préféré me taire et me terré
pour ne pas t'atterrer
mais ça t'a attiré, toi, sans tarder
je suis à plat sous tes envies
d'une moi sans manie
d'une moi sans souci
et pourtant me voici
torturée et malade d'une vie trop remplie
et si vide pourtant
les gens passent et repassent dans tous les sens
ça n'a pas de sens
une vie déserte laisse présager le pire
et s'il est à venir je veux y vivre
car de cette insouciance
je suis consciente
et si je m'en dessert
c'est pour mieux m'y asseoir
et peut-être prendre un verre
au coin d'une sérénade
j'ai foutu le camp y a bien longtemps
toi t'étais occupé
tu regardais là où tu mets les pieds
alors tu l'ignorais la bataille
celle qui me tenaillais les entrailles
la routine est une arme dérisoire
face à l'épais brouillard du désespoir

Posté par lauteursanscible à 14:38 - Poésies - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sot d'homme, Sodome ! - Juhne

SOT D'HOMME !
Une vie le tourmente
Il marche sans décence
SODOME !
Une ville tourmentée
qui part dans tous les sens
SOT D'HOMME, SODOME !
tu prends la chaire sans "e"
et loin d'être plus tendre
ta chair est corrompue
SOT D'HOMME, SODOME,
que de viles tourmentes !

Posté par lauteursanscible à 14:36 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

J'aime... - Juhne

j'aime à vous lire
avant les autres
j'aime à coller
mes maux aux vôtres
j'aime à courir
après vos rires
j'aime à sourire
après vos dires
j'aime à chercher
en vous l'ami
j'aime à trouver
en vous la vie
j'aime à penser
à vos poèmes
j'aime à rêver
vous dire je t'aime

Posté par lauteursanscible à 14:35 - Poésies - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'éthique a tranché - Juhne

une tombe en pierre
s'est bien trop tranchant
pour ceux qui se terrent
dans ce monde vivant

je leur ai fait peur
à vouloir mourir
je leur ai fait pire
à vouloir partir

pourtant cet hiver
c'est chemin faisant
que je me libère
de ce monde méchant

j'ai tracé ma route
j'ai rempli la soute
j'ai pris mon billet
pour un simple aller

une tombe en pierre
s'est bien trop tranchant
un départ éclair
est-ce mieux pourtant ?

Posté par lauteursanscible à 14:34 - Poésies - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

C'est un temps à rester sous la couette ! - Juhne

C'est un temps à rester sous la couette !

Ce matin, le coeur lourd de souvenirs transis, on a exhumé les gros manteaux que l'on avait voulu oublier au fond des penderies. Ce matin, à peine sortis de la salle de bain, les doigts au bout de nos mains ressemblaient à des Mister Freeze à la menthe et ce midi on a troqué les salades et les sandwiches contre des plats cuisinés que l'on a englouti encore brûlants, la lumière allumée, ce qui n'a pas manqué de faire rouspéter les plus écolos d'entre nous.
Alors cet après midi, dans les couloirs des bureaux ou dans les allées des supermarchés, tout le monde sera d'accord sur ce point : c'est un temps à rester sous la couette ! Et les gourmands d'ajouter... avec un bon chocolat chaud !

Posté par lauteursanscible à 14:34 - Humeur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Elle est belle l'amie... - Juhne

elle est partie aussi
mon amie
celle avec qui j'ai ri
depuis lui
j'ai cru qu'elle resterai
mon amie
si je lui disais vrai
pour la vie
mais voici qu'elle me quitte
mon amie
et pire elle m'évite
sans chi-chi
alors je l'ai suivi
mon amie
pris l'envers du décors
à bras l'corps
et puis j'ai découvert
mon amie
dans les bras de mon père
sans habits
or elle avait mon âge
mon amie
...

Posté par lauteursanscible à 14:33 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Heureusement vous êtes là - Juhne

j'ai raté l'été
t'as ouvert l'hiver
sans même en parlé
sans vouloir me plaire
j'en appelle à LED
pour être éclairée
j'en appelle à vous
pour me réchauffer
des poèmes douillets
pour semer l'hiver
des poèmes en vers
et contre tout temps

Posté par lauteursanscible à 14:31 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »